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Colloque Jardins sans limites

Venez découvrir les expériences des meilleurs professionnels jardins

Jardins sans limites 2008

-Jean Lebret : propriétaire du jardin du Coudray (76)

Caractéristique du jardin :3ème jardin en Normandie avec 11 000 visiteurs, 8000 taxons, jardinage bio, jardin créé en 1970 et ouvert au public en 1990

« Notre jardin est un sanctuaire botanique qui a comme défi la transmission du savoir, le respect de la nature ; les enfants aujourd’hui n’ont plus la chance d’apprendre à jardiner en s’inspirant sur l’exemple de leurs parents »

-Emmanuel Hennequin : directeur du CDT Moselle

« Les jardins ont d’abord une fonction d’image : car là où il y a des jardins, il y a du bien être et de la qualité de vie. L’organisation d’évènements répond aux besoins de renouvellement. Les jardins de Moselle ont accueilli 64500 visiteurs en 2007 »

-Mary Pat Matheson : directrice du jardin botanique d’Atlanta

« Le jardin d’Atlanta accueille chaque année 300000 visiteurs, génère un coût d’entretien de 7 millions de dollar supporté en grande partie par des donateurs privés et bénéficiant d’un réseau de soutien de 14 000 membres. Le tourisme de jardins aux Etats-Unis est en concurrence avec les autres formes de loisirs (télé, ordinateur, sport…), pourquoi venir visiter un jardin ? Le jardin d’Atlanta a un rôle éducatif, un rôle de conservation de la flore et un rôle de ressourcement pour les populations urbaines. En 2009, un sentier en bois sur -élevé permettra la visite de la canopée.

-Gilles Vincent : directeur du jardin botanique de Montréal

« Etre financièrement efficace permet aux jardiniers d’exercer leur passion. Nous avons 350 personnes pour assurer l’entretien du jardin qui fait environ 1 million de visiteurs, dont la moitié vient de Montréal. La qualité repose sur un processus client : avant, pendant et après la visite :à l’arrivée, il faut soigner la signalisation, le kiosque d’informations avant l’achat de billet, gérer la foule par des files d’attente en zig zag ; chaque salarié a des vêtements facilement identifiables qui sont choisis avec eux. Pendant la visite, nous veillons à la qualité des services : boutique, restaurant, toilettes, service d’urgence. Après la visite, nous réalisons des sondages sur ce que les visiteurs ont vu et retenu, nous gérons les plaintes et formons les salariés à l’ accueil du public : l’objectif est de leur donner envie de revenir, de parler de manière positive »

-Shummyo Masuno : prêtre jardinier au Japon

« Au Japon on ne dit pas que l’on entretien le jardin, on dit qu’on le protège et qu’on le garde, comme un enfant. En occident, on additionne les plantes pour obtenir un jardin parfait ; au contraire au Japon, avec le jardin Zen, on enlève des plantes pour conserver des éléments simples, les plus importants. La taille est importante ; on cherche à valoriser le mouvement des branches avec le vent ; l’arrière plan aussi est important, on recherche toujours l’harmonie. On cherche à emprunter le paysage »

-Cassian Schmidt : directeur du jardin de Hermannshof

« Le jardin fonctionne avec 80 % de fonds privés provenant de dons et 20 % de ressources par les visiteurs ; il accueille 120000 visiteurs, l’entrée étant gratuite. L’entretien du jardin ne se réduit pas au désherbage, cela participe du processus créatif. Il faut trouver le bon équilibre : trop d’entretien dans un jardin rend le jardin statique. Le jardinier doit vraiment être quelqu’un de très qualifié »

-Louisa Jones : journaliste horticole franco canadienne

« On fait un jardin pour soi, mais on a besoin du regard des autres ; l’art du jardin n’empêche pas de partager. Le jardin est un lieu de rencontre entre les générations, entre les gens d’origine diverse ; le jardin est un lieu pédagogique. La poésie de la nature est étrangère à tout esprit vulgairement utilitaire »

-Andrew Wilson : enseignant paysagiste en GB

« Les plantes ne suffisent plus pour attirer les visiteurs dans les jardins, il faut d’autres idées ou en tout cas, il faut montrer des plantes que les gens n’ont pas dans leur propre jardin »

-Chantal Colleu Dumond : directrice du festival de Chaumont sur Loire

« Le but de ce festival créé en 1992 était de montrer la diversité et la richesse de la création dans le monde du jardin. Le festival accueille 160000 visiteurs dont 20000 enfants en visite pédagogique. Le festival est autofinancé à 75% et piloté par la Région Centre. La beauté est éphémère mais elle perdure dans nos mémoires. »

-Tom Key : The Eden Project en GB

“Ce projet a coûté 32 millions de livres en 1997 et a accueilli 1,9 millions de visiteurs la première année. Il ne faut pas uniquement cultiver des plantes mais aussi la bonne expérience pour le visiteur. S’il y a trop d’attente à l’entrée, cela diminue le panier de dépenses du client à la sortie. Il est important de parler du développement durable dans un jardin mais il ne faut pas être moralisateur »

-Marie Clothilde Debieuvre-Pathos : directrice de la communication aux champagnes Laurent Perrier

«Notre société favorise de nombreuses actions autour du thème des jardins en Angleterre, France, Belgique et Suisse. Les jardins partagent nos valeurs de marque : exigence, enracinement dans le terroir, volonté des hommes et impact du temps »

-Serena Gavazzi : chargée du mécénat au château de Versailles

« La loi 2003 a favorisé le mécénat qui joue un rôle très important à Versailles ; la société Vinci a rénové la galerie des glaces, GDF a permis de faciliter l’accessibilité aux personnes handicapées. Après la tempête de 1999, nous avons mené l’opération "Adoptez un arbre", qui nous a permis de replanter 10000 ; l’opération "adopter une statue" a permis de récolter 1 million d’euros et nous lançons en ce moment "Adopter un banc" »

-Alan Roe : consultant marketing en GB

« L’image des jardins est importante pour valoriser celle des entreprises. Ils peuvent y recevoir leurs clients accompagnés de leurs épouses ; on peut y organiser des évènements culturel ; mais il faut coopérer avec les entreprises de manière professionnelle et garder le contact ; la relation doit être durable. Les PME locales peuvent apporter leur savoir faire si elles ont un retour sur investissement dans l’opération.

-James Sellick : propriétaire de Pashley Manor en GB

« le jardin accueille 27000 visiteurs et organise plusieurs manifestations comme la fête de la tulipe qui fait venir 11000 visiteurs. Ces journées doivent être planifiées dans les moindres détails."

-Claude Fournier : directrice de Terre Vivante dans l’Isère

« La société a été fondée en 1979 autour du concept de mode de vie écologique. IL comprend la Revue 4 saisons, un jardin de démonstration des techniques bio, une maison écologique et un site web collaboratif sur le bio. Le site est ouvert de mai à octobre ; tous les week-end il y a une conférence autour des échanges de savoir faire ; les mercredi d’été on fait des ateliers pour les petits écolos. »

-Joel Gayet : consultant marketing

« Pour la première fois nous allons connaître une saturation de l’offre et nous vivons une vraie révolution avec internet : 263000 vidéos jardins sur Youtube, 500 groupes jardins sur Facebook, 130 millions de connexions sur Tripadvisor, site de partage d’expériences. Face à la concurrence, il faut fidéliser ses clients : il faut créer le club des jardiniers. Les éléments les plus importants dans la gestion du jardin sont la qualité, le renouveau, le bénéfice client, lui parler de sa motivation ; il faut travailler sur l’identité du jardin, les évènements doivent faire le lien avec cette identité ; découper le jardin en thématique ; il faut aussi être innovant »

-Abderrazzak Benchaabane : paysagiste au Maroc

« Un dicton marocain dit : ils ont planté, nous mangeons, nous plantons, ils mangeront. Les jardins des Riads rappellent la nostalgie des jardins andalous. La plus belle récompense pour moi est de travailler dans un jardin et de le servir. Le tourisme de jardins doit être respectueux des lieux, le jardin est un milieu fragile. Le festival Jardin Art accueille 50000 visiteurs en 3 jours ; ce festival est privé et s’adresse aussi bien aux marocains qu’aux touristes européens. J’accorde beaucoup d’importance à l’impact social des jardins via l’association Terre des jeunes qui permet d'impliquer des jeunes en difficultés»

Vincent- CRT Picardie- 13/10/08

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